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Le point Godwin

17/04/2011

Point de découverte culturelle aujourd’hui, mais plutôt un peu de culture de l’internet. En effet, cela n’aura échappé à personne que nous sommes ici sur internet, et même plus précisément le web 2.0

Vous ne connaissez pas le web 2.0, demandez donc à Fredo…

Bon, pour faire simple, le web 2.0, c’est la possibilité données aux internautes d’interagir avec l’auteur et/ou les autres internautes, contrairement aux bons vieux sites de la fin des années 90 – début 2000 qui se contentaient de présenter quelque chose (un texte, une image, etc..). Le web 2.0, c’est donc les réseaux sociaux (facebook, tweeter, etc..), les blogs (avec des plateformes toutes faites), les wikis (où tout le monde peut apporter ses connaissances), les commentaires sur les articles, etc…

L’autre jour, je lisais justement sur un blog un article qui a mis le feu aux poudres. La thématique de l’article était volontairement polémique et légèrement provocateur, mais tout de même humoristique (pourquoi il faut interdire facebook aux femmes enceintes). Les lecteurs se sont mis à donner leur point de vue de plus en plus radical, les insultes ont commencé à fuser, et je me suis dit que ça sentait le point Godwin à plein nez. Il n’est finalement pas arrivé, mais ça m’a donné envie d’expliquer cette notion assez geek à ceux qui ne la connaissent pas.

Le point Godwin se base sur la loi de Godwin : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ».

Quand on en arrive là (alors que le sujet de départ ne s’y prêt pas, bien entendu), le débat atteint le degré zéro des arguments et la discussion peut-être considérée comme un échec. Le premier qui cite les nazis ou Hitler se voit offrir un point Godwin.

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Vous trouvez que c’est exagéré ? Recherchez dans votre mémoire (et soyez attentif la prochaine fois), je suis sûr que tout le monde ici en a déjà vu un exemple. N’avez-vous jamais lu, dans des discussions parfois très anodines des « toi, on sait ce que tu aurais fait pendant la guerre », «  ce sont des méthodes fascistes », « c’est comme ça que les nazis ont commencé », etc…

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C’est alors au community manager d’intervenir et de faire respecter les règles de bonne conduite, voire de clore le débat s’il y a trop de dérapages.

On peut tout à fait étendre le point Godwin aux autres médias

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Allez, pour le plaisir, un presque exemple de point Godwin :

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Si vous voulez approfondir le sujet, sachez que Rue 89 a même proposé la création d’un point Sarko, car dans les débats d’articles où il y a beaucoup de commentaires (plusieurs centaines, voire milliers pour les grands média connus) et quel que soit le sujet, on finit quasiment toujours par parler de Sarkozy.

3 commentaires sur “Le point Godwin”

  1. Retour de ping : Bilan d’avril « Who cares, really ?

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