Retour sur le festival Peinture Fraiche

Et voilà, le festival de street art Peinture Fraiche a fermé ses portes la semaine dernière. Et on pourra dire que c’était un véritable succès puisque ce sont 37 615 personnes qui se sont rendus à la halle Debourg à Gerland. Pari gagné haut la main pour les organisateurs, l’association Troi3 et le Petit Bulletin, puisque de l’aveu de son directeur artistique, Cart’1, c’était 15 000 personnes qui étaient espérées sur les 10 jours de festival.

Il faut dire que la barre avait été placée haute, puisque 68 street artists venus de 12 pays différents se sont prêtés au jeu, dont près de la moitié de lyonnais. Outre les œuvres, majoritairement des fresques géantes, les festivaliers ont pu bénéficier de visites commentées par des médiateurs, ou encore suivre des conférences sur l’art ou l’urbain (retransmises par haut-parleurs dans la Halle pour que tout le monde puisse en profiter), ou bien encore participer à un des nombreux ateliers organisés pour petits et grands (ateliers manuels ou plus orientés nouvelles technologies, réalité virtuelle, etc…). Et pour les collectionneurs, l’espace galerie a également rencontré un franc succès, puisque 88 des 140 œuvres proposées à la vente ont trouvé preneur.

Je n’ai pas voulu montrer trop de photos sur mon premier article ou sur mes stories Instagram pour ne pas gâcher la surprise aux visiteurs, mais maintenant que le festival est terminé, voici quelques œuvres pour ceux qui n’ont pas pu s’y rendre (ou qui ont abdiqué devant la queue, la rançon du succès…).

Des fresques sur tous les murs de la Halle

Ce qui frappait quand on rentrait dans la Halle, c’était bien sûr ces fresques géantes sur tous les murs. Au centre, l’espace conférence ou les ateliers et les installations de réalité virtuelle.

La Halle Debourr, avec au centre, une blle fresque de la toulousaine Vinie

le gouzou très couleur lyonnaise (l’avez-vous reconnu ?), de l’artiste havro-réunionnais Jace

La magnifique Toucan du lyonnais Kalouf, auteur également du poisson combattant à la Croix Rousse

Le magnifique Croutching Tiger du thaïlandais Alex face

Très cool fresque du toulousain Reso pour le bar du festival

Une des plus belles fresques, celle de l’Irlandais Fin Dac, avec une maquette de l’Opéra de Lyon en premier plan

La caverne des lyonnais

Le sous-sol aura attisé bien des curiosités, et je sais que certains ont même abdiqué devant la file d’attente pour admirer les œuvres des artistes locaux, principalement lyonnais mais aussi grenoblois ou stéphanois.

Dali vu la Le Mome

Toujours un plaisir de voir les petits monstres du croix-roussien Cap Phi

Le grenoblois NKDM devant son anamorphose

le facétieux stéphanois Oak Oak joue avec les éléments in situ

Très belle oeuvre multi facette du lyonnais Quetzilla

Très belle fresque aussi du lyonnais Poter

Une oeuvre en relief et en fluo pour l’ex lyonnais Monsta

Le style très reconnaissable du péruvien et lyonnais d’adoption Yandi

A l’extérieur aussi

Si la Halle Debourg a fermé ses portes, à l’extérieur, vous pouvez encore voir la superbe fresque géante du chilien INTI destinée à rester, une fresque de l’artiste chinois Satrxx, ainsi que la fresque en matériau de récupération en relief de l’artiste portugais Bordalo II, elle aussi destinée à rester, mais à qui je ne donne pas longtemps. En effet, le collage géant féministe de la canadienne Miss Me a déjà été en grande partie arraché.

La Halle étant propriété de la Métropole et ayant été partiellement mise aux normes ERP, elle pourra maintenant être privatisée en attendant de lui trouver une fonction pérenne (ou de la détruite pour construire des logements…).

Et ne manquez pas également les œuvres en résonance dans la ville, comme la merveilleuse fresque des réunionnais Kid Kréol & Boogie sur l’autopont à côté du Musée des Confluences dont je vous parlais ici, ou encore l’escalier Mermet embelli par l’artiste lyonnais Wenc (avec l’aide de l’association Superposition) dont ma photo a eu beaucoup de succès sur Instagram.

Espérons que la fresque monumental du chilien Inti reste en place

Très belle oeuvre en relief du portugais Bordalo II

Ouvre de l’artiste chinoise Satrxx

Petit combo des lyonnais Big Ben et Georges de Loup

Collage géant de la canadienne d’origine suisse Miss Me sur la facade extérieure de la Halle

Une des quatre faces de l’autopont à côté du Musée des Confluences décorée par Kid Kréol & Boogie

Une autre des quatre faces de l’autopont à côté du Musée des Confluences décorée par Kid Kréol & Boogie

Retrouvez toutes les infos sur cette première édition sur le site du festival.

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai très hâte de voir la deuxième édition l’année prochaine.

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