Festival d’Avignon – les spectacles du OFF

Après vous avoir présenté le mode d’emploi du festivalier avignonnais la semaine dernière, je vais quand même vous parler un peu des spectacles que j’ai vus. Mais dépêchez-vous, l’édition 2013 du festival Off d’Avignon se termine jeudi  prochain. Ceci dit, certains spectacles sont reconduits d’une année sur l’autre, alors on ne sait jamais…

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Un conte bancaire peu courant, Compagnie Théâtre en Kit (théâtre d’objets, jauge 50 places)

Avignon 01 - Théâtre en Kit

L’histoire des trois petits cochons est ici revisitée à la sauce moderne. Le loup est ici un banquier bien décidé à récupérer les maisons des cochons qui ne peuvent plus rembourser leur prêt. Les personnages étaient découpés sur des transparents posés sur un rétroprojecteur (celui qu’on avait au collège) et animés par deux comédiens, et les bruitages réalisés en direct par un troisième larron. Plutôt sympathique, mais peut-être pas le spectacle du siècle.

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Ils me prennent la tête, Louis XVI 1793, Laurent Bariohay (one man show historique, jauge 85 places)

Avignon 02 - Louis XVI

Dans ce spectacle, Louis XVI nous raconte, en langage très contemporain, ses problèmes quotidiens, entre sa passion pour la serrurerie, les tentatives de son ami Mozart pour moderniser un peu le menuet qu’il ne supporte plus (ainsi que les supports musicaux au passage), les sollicitations d’un de ses inventeurs, et tout ce qui lui prend la tête. Plutôt drôle, dynamique, avec des bons mots assez fins.

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Le Dindon, Théâtre du Kronope (vaudeville, jauge 200 places)

Avignon 03 - Le Dindon

Un classique de Feydeau que cette pièce : la femme, le mari, l’amant (potentiel en tout cas), les portes qui claquent, etc… Ici, Feydeau a poussé le schéma encore plus loin, puisque l’on a également la maitresse du mari, le mari de la maitresse du mari, la maitresse du mari de la maitresse du mari, mais aussi la femme de l’amant, l’amant de la femme de l’amant, etc… (vous suivez toujours ?). J’ai eu un peu peur au début à cause des cabines mobiles avec double portes qui constituent le décor (mobile, donc), mais j’ai finalement passé un très bon moment. A lire, une critique (partagée)  ici.

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Vol au dessus d’un nid de Coucou, Compagnie Caravane (théâtre psychiatrique, jauge 200 places)

Avignon 04 - Vol au dessus d'un nid de coucou

Un grand classique de la littérature américaine (Ken Kesey), porté à l’écran en 1973 par Milos Forman (avec un impressionnant Jack Nicholson) de retour au théâtre (il a été adapté au théâtre avant le film). Les patients d’un hôpital psychiatrique voient leur quotidien bouleversé par l’arrivé d’un nouveau patient qui leur fait peu à peu prendre conscience de leur privation de liberté. J’ai beaucoup aimé cette pièce très intense, notamment grâce au talent des comédiens (même s’il n’y a pas beaucoup de surprises par rapport au film). Vous pouvez en lire une critique ici (avec une petite vidéo teaser).

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La drague pour les gros nuls, Benoit de Labie (one man show, jauge 90 places)

Avignon 05 - La drague pour les gros nuls

C’est bien connu, les hommes sont nuls en drague (et pas seulement moi, apparemment), voici donc une (fausse) conférence pour les aider à mieux s’en sortir. Sur le papier c’était drôle, en réalité pas du tout. J’en entends déjà me dire que c’était prévisible, mais je ne suis pas d’accord : la drague et les relations hommes/ femmes sont des sujets qui peuvent avoir un gros potentiel d’humour, et pas forcément lourd ou graveleux.

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Le secret du temps plié, Gauthier Fourcade (one man show, jauge 85 places)

Avignon 06 - Gauthier Fourcade

Un homme vient de se faire quitter par sa femme, il est triste, il pleut, le moment idéal pour l’introspection, pour se poser des questions sur le temps qui passe (et un peu le temps qu’il fait). Un très beau spectacle poétique truffé de bons mots qui nous rappellent Raymond Devos.

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La nostalgie de dieu, Compagnie Not Me Tender Again (humour grinçant, jauge 50 personnes)

Avignon 07 - La Nostalgie de dieu

Un homme au bord du suicide implore dieu de lui faire un signe. Celui-ci apparait alors et les voilà en train de discuter de la vie, des hommes, de la religion, etc… Mais dieu est ici cynique, désabusé, misanthrope et parle en langage plutôt châtié. Au point que dans un deuxième temps il finisse par se décider à aller consulter un psy. J’avais entendu parler de la BD dont est adapté le spectacle, mais je ne l’ai jamais lu. Je pense remédier à ça très rapidement car j’ai beaucoup aimé le ton et l’humour qui s’en dégage, notamment grâce aux 2 très bons acteurs.

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Voilà pour moi, ça aura été bref mais comme vous pouvez le constater, j’en ai quand même pas mal profité.

Vous pouvez trouver plus d’infos sur ces spectacles et/ou faire votre choix sur le site internet du festival.

N’hésitez pas à mettre dans les commentaires les spectacles que vous avez vus et que vous conseillez si vous y êtes allés. Au pire, ils passeront peut-être encore l’année prochaine.

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