Du vent dans mes mollets

Je crois que je vous l’ai déjà dit, mais j’ai toujours du mal à écrire sur les films. Pourtant, il y en a souvent que je voudrais vous recommander, comme récemment le magnifique Laurence Anyways dont je voulais vraiment vous parler, mais je ne sais pas pourquoi, je n’y arrive pas.

Je n’arrive pas à trouver des tournures intéressantes. A part « j’ai bien aimé », « c’était super », « c’était génial » et autres niaiseries. Peut-être peur de paraitre ridicule, notamment par rapport aux critiques cinéma plein de références que je suis incapable de repérer ou plein de comparaisons que je suis incapable de faire.

Moi je suis juste un amateur, mais aujourd’hui, je vais me forcer et je vais essayer de vous motiver à aller voir Du vent dans mes mollets.

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Nous sommes en 1981 dans une petite ville de campagne tranquille. Entre sa mère juive qui la couve et la gave de boulettes, son père rescapé d’Auschwitz et sa grand-mère qui partage sa chambre suite à son AVC, difficile pour Rachel, 9 ans de s’épanouir et de se libérer de ses petites angoisses. Jusqu’au jour où elle devient amie (sa seule amie) avec Valérie, petite fille délurée à la mère célibataire. L’équilibre très précaire du cocon familial routinier va alors se bouleverser et les certitudes de chacun seront ébranlées.

 

On est clairement danse la comédie dans ce film basé sur l’histoire vraie de Raphaële Moussafir. Elle a commencé par en faire un one-woman show, puis devant le succès en a écrit un roman, lui-même adapté en BD. Pour le film, elle a travaillé avec la réalisatrice Carine Tardieu.

Mais comédie ne signifie pas nécessairement potacherie, ni mièvrerie. Ici on est dans la comédie des petits détails (observez bien les affiches chez la psy et chez l’ophtalmo !) et des souvenirs de l’enfance, notamment pour les trentenaires qui retrouveront par exemple les jeux de leur enfance. Mais ici, sa force c’est que la comédie n’est pas non plus détachée du réel et des difficultés de la vie : l’amitié, l’amour, le mépris, la différence, la mort,  etc…

Les acteurs (Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré) sont formidables et notamment les deux petites filles dont la complicité se voit à l’écran, en particulier quand elles jouent ensemble. La musique est également très bien choisie, qui rappelle à nouveau des souvenirs d’enfance, mais je ne vous en dis pas plus.

On se regarde la bande annonce ?

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Si vous voulez passer un bon moment, je vous recommande chaudement ce film… en attendant de lire la BD que vous recommanderais peut-être également…