La part des anges

Quand on pense à Ken Loach, on pense nécessairement à la misère sociale en Angleterre. C’est en effet son sujet de prédilection dans la plupart de ses films. Parmi les plus connus, on peut citer Route Irish, Looking for Eric, Le vent se lève, Bread and Roses, My name is Joe, Land and Freedom, etc…

Pourtant avec son dernier film, la Part des anges, récompensé par le Prix du jury au dernier festival de Cannes, on est plus dans le registre de la comédie que dans le drame dont l’anglais nous avait habitué.

Cela commence pourtant plutôt mal : on assiste à une séance de jugements au tribunal. Ils ne se connaissent pas, mais pour différents délits plus ou moins graves, quelques jeunes écossais de milieu défavorisé de Glasgow se voient attribués des heures de travaux d’intérêt général. C’est notamment une chance pour Robbie qui a évité la prison de justesse à quelques jours de devenir père du haut de sa vingtaine. Mais tout n’est pas rose non plus, car si la paternité calme en partie ses humeurs agressives, il faut dire qu’il est constamment harcelé par une autre bande qui ne cherche qu’à le tabasser, ainsi que par sa belle famille qui le considère comme un moins que rien (dont son beau-père qui n’hésite pas à lui proposer 5 000 livres pour qu’il quitte la ville à tout jamais).

Mais sa chance viendra d’Henri, son éducateur, qui, animé par son sens de l’humain, prend Robbie sous son aile et lui inculque notamment le gout du (très) bon whisky. Le jeune garçon se révèle avoir un certain talent sur le sujet, mais comment l’exploiter ?

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Pour votre culture personnelle, le titre fait référence à cette expression qui désigne la partie d’un fut d’alcool qui s’évapore pendant le vieillissement.

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Je ne vous raconte pas la suite pour ne pas vous spoiler le film, mais sachez juste que c’est au final une comédie très sympathique. Ce n’est probablement pas le film que l’on retiendra de Ken Loach, mais on y passe ma foi un très bon moment et je vous le recommande chaudement.

Une petite pensée également pour l’accent écossais qui est, il faut bien l’avouer, très difficilement compréhensible pour les oreilles non habituées.

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Et pour les fans de Ken Loach, sachez qu’il recevra le Prix Lumière lors du prochain festival du même nom qui se déroulera à Lyon du 15 au 21 octobre 2012.

 

Et vous, vous l’avez vu ce film ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?

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    8 COMMENTS

  • Clémentine
    / Reply

    Rhaaaa, je veux le voir ce film !

    • Anthony
      / Reply

      oui, fonce, il est vraiment bien

  • touteouïe
    / Reply

    J’ai beaucoup aimé ce film qui m’a bien fait rire et qui m’a ramené en Ecosse qui est un très joli pays bien que dur à « comprendre » c’est certain! 🙂 Et puis un Ken Loach qui fait rire, ça fait du bien un peu (même si j’aime beaucoup ce réalisateur, on n’a pas toujours le moral pour supporter ce qu’il propose en général!)

    • Anthony
      / Reply

      exactement ce que je pense, pour l’Ecosse (jamais allé, mais j’aimerais bien), l’accent et Ken Loach

  • Vincent Bidault
    / Reply

    Ah mais je découvre que tu as écrit sur K. Loach.. J’ai vu ce film au début de cet été… Et j’ai adoré. Mais bon je ne suis pas objectif, je suis fan de son oeuvre. (Le vent se lève, Sweet Sixteen, 2 de mes plus grosses claques, fonce si tu les as pas vus)
    Pour la petite histoire j’ai hésité avec le W. Allen ce soir là, mais vu que j’avais entendu le bonhomme se facher face à Frederic Bonnaud qui avait osé lui demander si c’était fait exprès , ce regard de touriste américain sur Rome avec tous ses clichés…

    • Anthony
      / Reply

      Ah mais c’est clairement ça le Woody Allen !! Je note les deux autres films, merci

  • […] qu’avez-vous pensé des court-métrage Reverso et Olympic Vermin, des films La part des Anges et To Rome with Love, les photos de l’exposition Pan-eau-rama ou celles de Candice Milon ou […]

  • […] en 2010, Gérard Depardieu en 2011 et Ken Loach cette année, comme je vous l’avais annoncé ici), mais c’est plus pour honorer cette personne « pour l’ensemble de son œuvre », comme on […]

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