Indian Palace

Je n’avais pas particulièrement prévu d’aller voir Indian Palace, car il y a pas mal de films que je voulais voir qui sont sorti ces derniers temps, et trop peu de temps libre dans mon agenda de ministre (et c’est pas fini, avec tous les supers concerts à venir…) et celui-ci n’était pas dans mes priorités.

Mais quand on m’a proposé d’y aller, j’ai accepté avec plaisir, car cela m’avait quand même tout l’air d’un film sympathique.

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Indian Palace (The Best Exotic Marigold Hotel en VO) est l’histoire de 7 anglais qui décident, au crépuscule de leur vie, de partir en Inde, dans un palace de Jaipur qui promet monts et merveilles aux anciens. Chacun a de bonnes raisons d’y aller : pour retrouver un amour perdu, pour rebondir après le décès d’un proche, pour se faire opérer de la hanche, pour trouver un partenaire, parce qu’ils n’ont plus beaucoup d’économies, etc… Bien évidemment, ce qu’ils vont trouver à l’arrivée n’est pas franchement à la hauteur de leurs espérances… Mais peut-être trouveront-il plus ?

Le film fait bien entendu penser à Slumdog millionnaire – un des rares films qui se passent en Inde, malgré tout – ne serait-ce qu’à cause du héros principal, Dev Patel, ici en jeune directeur d’hôtel qui essaie de lutter contre les traditions familiales séculaires en Inde. Les vieux acteurs (68 ans de moyenne apparemment) bankables à souhait (Judi Dench, Bill Nighy, Maggie Smith, Tom Wilkinson, excusez du peu) vivent leur maturité avec passion et découvrent bien plus qu’ils s’y attendaient, notamment sur eux. Sur la vie, quoi.

 Bande-annonce :

Je suis peut-être encore un peu jeune pour ce genre de films, car je n’ai pas encore assez vécu pour pouvoir me retourner et constater l’étendu des dégâts de ma vie (oui, j’aime à penser que je suis encore jeune 🙂 ). Je n’ai donc probablement pas apprécié pleinement le film, mais j’ai quand même passé un très bon moment.

Bien sûr, ce film est très lisse, il est cousu de fil blanc et sent la guimauve et le bon sentiment à plein nez. Et il donne une image idyllique de l’Inde, loin de Slumdog Millionnaire, justement. On n’y voit à peine les côtés négatifs de l’Inde, telle que la saleté, la pauvreté, les maladies, les castes, etc.. et l’accent est plutôt mis sur les côtés positifs : la lumière, les couleurs, la générosité des gens, etc… Tant de chose qui d’après ceux qui y sont allé existent réellement. Et qui a ravivé mon désir latent d’aller y faire un tour un jour.

Avant d’avoir l’âge des acteurs, j’espère : – )