Dionysos

Dionysos est un peu un ovni dans le paysage musical français. Du bon rock en français, ce n’est pas si courant.

Bien sûr, tout le monde connait la chanson Song for Jedi :

(désolé pour la vidéo toute pourrite, mais ça retranscrit pas mal l’énergie du groupe)

Mais Dionysos c’est bien plus que ça. Formé en 1993 à Valence, Dionysos a beaucoup évolué, mais avec deux constantes, le surréalisme de leur univers et surtout leur énergie débordante. Et notamment celle de son chanteur Mathias Malzieu, véritablement monté sur ressort (cf vidéo précédente). Je ne sais pas à quoi il tourne, mais si vous arrivez à ne pas danser lors d’un de leur concert, c’est que vos boules quiès sont trop enfoncées.

 

A partir de  Western sous la neige, l’album qui les a fait connaître, les chansons de Dionysos ont vraiment muries et depuis quelques temps, chaque album est une plongée un peu plus profonde dans l’esprit de Mathias. Chaque album est conçu autour d’un thème, d’une histoire germée de son cerveau.

Monsters in Love était inspiré du roman de Mathias Malzieu, Maintenant qu’il fait toujours nuit sur toi, où le chanteur évoquait la disparition de sa mère. Plusieurs personnages, tels que Giant Jack ou Miss Acacia font leur apparition. C’est dans cet album, et la tournée qui s’en est suivie, qu’apparait le fameux concours de « Ta gueule le chat »

La mécanique du cœur, s’inspire du roman éponyme de Mathias Malzieu. C’est l’histoire du petit Jack longtemps avant qu’il ne devienne le Giant Jack de l’album précédent. Little Jack est né avec le cœur gelé. Une sorcière arrive à le guérir en remplaçant son cœur par un mécanisme d’horloge, mais pour survivre, il ne devra jamais tomber amoureux. C’est sans compter la jolie Miss Acacia (interprétée par Olivia Ruiz, la compagne de Mathias Malzieu) et les nombreux invités (Jean Rochefort, Arthur H, Grand Corps malade, Eric Cantona, Rossy de Palma, etc..).

Et le dernier album ne déroge pas à l’affaire : Bird’n Roll est (en partie) inspiré du dernier roman de Mathias Malzieu, Métamorphose en bord de ciel. On retrouve Jack, devenu inventeur d’objets, tels que le dreamoscope ou le sanglophone (un theremine), ou encore de danses, dont le fameux Bird’n roll dont Tom Cloudman nous apprend les pas.

Et qui dit nouvel album dit naturellement tournée. Ils seront donc au festival des Nuits de Fourvière le samedi 28 juillet et franchement, vous ne voudriez rater ça pour rien au monde. Si vous avez le moindre doute, demandez à votre entourage si quelqu’un les a déjà vu (notamment à Fourvière en 2006) et je vous garantis que vous allez courir acheter vos places (on peut aussi téléphoner, si on est pas sportif…)

 

    6 COMMENTS

  • rockaknittalova
    / Reply

    Bon, j’ai bien écouté. J’ai toujours du mal. La voix de Malzieu certainement. Et puis, je trouve ça un peu répétitif.
    Mais sinon, Jean Rockfort en guest 😉 ça claque !

  • […] après  les articles  sur Dominique A et Dionysos, je vous propose aujourd’hui de continuer l’exploration de la programmation des Nuits de […]

  • […] en mai, on a parlé musique et en particulier les Nuits de Fourvière avec Dominique A, Dionysos et Tinariwen, mais aussi Chevalier Avant Garde, Les Nuits Sonores, les 24 heures de l’INSA, […]

  • […] deuxième album, Poor Boy / Lucky Man aurait plu à Dionysos, car il raconte l’histoire d’un garçon né avec un trou à la place du cœur. Le public avait […]

  • […] ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a un peu plus d’un an, je vous parlais de Dionysos pour vous annoncer leur concert aux Nuits de Fourvière de l’année passée. Je parlais alors, […]

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