Lescop + La femme : j’y étais

Bon, alors ce soir, j’inaugure une nouvelle rubrique (enfin si ça vous intéresse), les comptes-rendus de concert. Je ne suis pas certain d’en faire très souvent car je trouve que je ne suis pas super fort à ça et je n’ai pas forcément le temps. En outre, comme je vous disais ici je trouve plus intéressant de vous parler des spectacles avant pour que vous puissiez y aller.

Donc, avant-hier, je suis voir un concert organisé par le Marché Gare et Génération Spontanée.

En première partie, il y avait Lescop. Il s’agit d’un jeune chanteur (ou bien c’est le groupe, j’ai un doute du coup ?) qui semble tout droit sorti de l’Angleterre des années 80 (musique électro-dark, polo Fred Perry, gestuelle à la Ian Curtis, etc.. ), mais en même temps très actuel. Sa chanson La forêt passe régulièrement sur le Mouv’ et Virage fait l’unanimité malgré le peu d’enthousiasme du public à le rappeler (limite un peu la honte pour le public, d’ailleurs).

Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup aimé. Je mettrais juste deux petits bémols, on ne comprenait pas trop les paroles (mais pas c’est hyper gênant, j’ai trouvé, car musicalement ça tient bien la route, c’est juste dommage vu que c’est en français) et surtout c’était bien trop court 🙂

Mais bon, il n’a pas encore d’album, seulement un EP, donc ça se comprend. On devrait donc le revoir bientôt et ça c’est une bonne nouvelle.

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Ensuite, le groupe principal (que je pensais en première partie), c’était La Femme. Il s’agit de petits jeunes originaires de Biarritz. Vous connaissiez les BB brunes, eux ce sont plutôt les bébés blonds : tous moins de 20 ans, les cheveux blonds peroxydés, le look de surfer, et le vocabulaire qui va avec  (« allez, vous êtes prêts pour un dernier ride », « qui dans la salle est venu perché ? C’est bien »).

(image Liberation Next)

Il parait qu’ils ont conquis l’Amérique. J’avoue que je suis un peu sceptique. C’est pas mal, on ne peut pas dire ça, c’est même plutôt bien, mais rien de révolutionnaire et surtout assez inégal. Autant les passages un peu électro sont vraiment bien et prenants, autant les passages plus parlé, inspirés par exemple de Diabologum (que j’adore) ou d’Arnaud Fleurant Didier était parfois mous (voire chiants)

J’aime beaucoup Leur single La planche et sans avoir eu le temps d’écouter l’album, je pensais que tout était dans la même veine. Ca sonne parfois un peu comme du Gainsbourg, parfois un peu comme les Rita Mitsouko, mais ça ne fait pas tout. Les paroles de certaines chansons (surtout vers la fin) qui tiennent sur 2 lignes (« prends le bus; anti-taxi »), c’est peu limite.

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Pour conclure, je dirais que je suis un peu resté sur ma faim, mais j’aurais quand même passé une bonne soirée et en plus ce n’était vraiment pas cher (12€ en prévente).