L’obsolescence programmée

25/01/2012

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi les fabricants d’imprimantes n’étaient pas fichus de fabriquer une imprimante qui fonctionne longtemps ? Et bien la réponse est simple, c’est parce qu’ils le font exprès.

Je vous vois tout de suite venir, oui, il est énervé car il n’a pas pu imprimer sa contremarque pour le ski (vécu la semaine dernière…), alors il balance comme ça, gratuitement, pour se défouler.

Et bien, non, figurez-vous, ce n’est pas du tout gratuit. Hier soir, Arte a eu la bonne idée de rediffuser l’excellent documentaire Prêt à jeter, réalisé en 2010 par Cosima Dannoritzer.

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Dans son reportage, la réalisatrice allemande nous explique que depuis les années 30, la plupart des produits sont sciemment construits pour ne pas durer.

L’idée de base n’était pas entièrement machiavélique. Ainsi, en 1932, l’économiste américain Bernard London en a eu l’idée pour relancer la croissance suite à la dépression qui a suivi la crise de 1929. Les objets ayant une durée de vie plus courte, il fallait en racheter et donc cela créait des emplois. CQFD.

 En outre, ce principe était également bon pour le progrès technique, car cela obligeait les industriels à toujours innover pour satisfaire les envies des consommateurs. Et il y a certainement eu des exemples d’améliorations notables grâce à cela.

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Mais évidemment, le revers de la médaille fait peur : ce sont les consommateurs qui doivent remplacer leurs produits inutilement, et donc évidemment payer toujours plus. On a même trouvé des traces de cartels d’industriels s’organisant pour réduire, par exemple, la durée de vie des ampoules à 1000 heures maximum. Vous imaginez bien dans ces conditions que l’ampoule de marque Narva qui dure 150 000 heures a vite été jetée aux oubliettes.

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 En outre, les ressources de la planète n’étant pas infinies, on fonce droit dans le mur.  Et il n’y a pas grand monde pour s’en inquiéter…

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Vous trouverez plus d’information sur l’obsolescence programmée sur wikipedia : et je vous invite vraiment à regarder ce reportage. Des extraits sont visibles sur le site d’Arte  et le reportage est carrément disponibilité en entier est sur Youtube :

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