True Grit

08/03/2011

Dimanche, je suis allé voir True Grit, le dernier film de Joel et Ethan Cohen qui est sorti il y a quinze jours. Les frères Cohen, pour ceux qui ne suivent pas, ce sont les réalisateurs, entres autres, de No country for old man (Oscar 2008 du meilleur film de l’année, des meilleurs réalisateurs et du meilleur scénario adapté), Intolérable cruauté, O’brother, The big Lebowsky, Fargo (prix de la mise en scène à Cannes en 1996 et Oscar du meilleur scénario original en 1997), Barton Fink (palmes d’or et prix de la mise en scène à Cannes en 1991), et bien d’autres encore. Bref, pas des brèles, quoi.

Auparavant, comme je suis sensé être bilingue (comme dirait Norman), tout le monde m’avait demandé ce qu’était un grit. Alors pour info (j’ai du chercher, j’avoue), a grit c’est un gravillon, mais to have true grit, ça veut dire avoir du cran, du culot.

Et c’est vrai que du cran, il en faut à tous les personnages de ce magnifique western qui se déroule dans l’ouest américain en 1870. A Mattie Ross, 14 ans (magistralement interprétée par Haileen Steinfeld, nommée aux Oscars) dont le père a été tué et qui engage un marshal pour arrêter le tueur. Au Marshall Reuben « Rooster » Cogburn, justement (excellent Jeff Bridges, également nome aux Oscars et qui ne l’a raté qu’à cause de Colin Firth, à mon avis), chasseur de primes qui ne se rappelle plus exactement combien il a tué d’hommes. Et aussi au Texas Ranger LaBoeuf (Matt Damon, très bon aussi) qui morfle aussi pas mal. Quel monde de brutes.

L’histoire est tirée d’un roman de Charles Portis, déjà adapté au cinéma en 1969 par henry Hathaway sous le titre français Cent dollars pour un sheriff avec John Wayne dans le rôle du Marshall pour lequel il obtiendra l’Oscar du meilleur acteur en 1969 et le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique en 1970. Mais les frères Cohen se défendent de faire un remake mais ont plutôt voulu faire leur propre adaptation du roman.

Le film est un peu violent, mais après tout, ce temps-là ne devait pas être rose tous les jours. Le western se ressent aussi à travers les chevaux et les magnifiques paysages de l’ouest américain qui me donneraient presqu’envie d’aller y faire un tour (à cheval, du coup). Bref, je vous le recommande chaudement.

Voici la bande annonce :

Si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.

    5 COMMENTS

  • Pour ma part, pas encore vu, mais ça me tente beaucoup…

  • My little discoveries
    / Reply

    Je l’ai trouvé pas mal mais sans plus, mais je pense que je l’apprécierais plus si je le revoyais avec les sous-titres ;o) En tout cas tant mieux s’il t’a plu!

  • Vraiment à chier ce Coen. Quand on compare à No country, ne tiens pas 5 sec. Acteurs cabotinant, scénario avec erreurs, pays indien sans indiens, fin baclée…

    • Anthony
      / Reply

      Merci pour ton commentaires, mais permets-moi de ne pas DU TOUT être d’accord avec toi. Moi je l’ai beaucoup aimé et je le recommande. A vrai dire, tu es la première personne que je connais qui n’a pas aimé (mais chacun ses gouts).

      Par contre, je ne vois pas pourquoi tu parles d' »erreurs de scénario » ??? Il peut y avoir des choses qui ne te plaisent pas ou que tu aurais faites autrement si tu avais fait le film toi-même, mais pas des « erreurs » ! L’auteur fait ce qu’il veut avec son (ou l’) histoire… D’autant plus qu’apparemment ce film-là est beaucoup plus fidèle au livre que le précédent. Je dis apparemment, car je n’ai ni lu le livre, ni vu le premier film.

      Contrairement à toi, j’ai trouvé les acteurs formidables, notamment Haileen Steinfeld et Jeff Bridges qui joue magistralement. C’est vrai qu’il n’y a peut-être pas les loosers qui font le charme des films des frères Cohen, mais heureusement que les réalisateurs ne font pas la même chose à chaque fois (cf Clint Eastwood que j’adore, mais qui fait chaque fois du Clin Eastwood (sauf peut-être le dernier, pas vu)).

      Enfin, techniquement je n’y connais rien, mais j’ai trouvé les paysages magnifiques et une très belle lumière.

      Comme quoi, les gouts et les couleurs…

  • […] a aussi un peu parlé de cinéma avec True Grit et les 27èmes reflets du cinéma ibérique et latino-américain ;  vaguement de littérature avec […]

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