Les expositions du Musée des Confluences

Reprenons un peu le fil de nos activités. Ca fait un moment que je nous n’avons pas parlé expositions. Pourtant, si Lyon n’est pas Paris, on a quand même quelques chouettes musées à Lyon, et régulièrement de belles expositions. Parmi ces musées, il y a bien évidemment le Musée des Confluences, qui propose en ce moment pas moins de 4 expositions temporaires en plus du parcours permanent. Petit tour d’horizon.

Hugo Pratt, lignes d’horizon, jusqu’au 24 mars 2019

On commence avec celle qui se termine en premier, le 24 mars (après presque un an), autour du célèbre auteur de BD italien. Hugo Pratt est né en 1927 en Italie, mais dès son plus jeune âge il séjourné en Afrique, en Argentine, ou en Europe, auprès de son père militaire. Ce sont ces voyages, ainsi que le livre L’île au trésor que lui a offert son père, qui lui inspireront ses histoires, d’abord publiées dans Pif Gadget, puis sous forme d’un genre nouveau pour l’époque, de la bande dessinée pour adultes. Son premier ouvrage du genre, La Balade de la Mer salée, verra l’apparition d’un personnage secondaire plus tard réclamé par le public, le fameux marin Corto Maltese.

L’exposition présente plus de 130 planches et aquarelles originales, une trentaine de reproductions de cases de BD géantes, et près d’une centaine d’objets qui ont ou auraient pu inspirer l’auteur. Tout ceci organisé en un voyage ethnographique aux quatre coins du monde, des mers et des océans.

Retrouvez également quelques éclairages sur le site interactif dédié à l’exposition.

Yokainoshima, Esprits du Japon, jusqu’au 25 août 2019

Vous avez un peu plus de temps pour celle-là, mais si vous êtes fan du Japon et/ou amateur de photo, vraiment, ne la ratez pas. En effet, cette exposition présente plus de 80 photos géantes du photographe Charles Fréger qui a sillonné le Japon entre 2013 et 2015, à la rencontre de figures masquées rituelles. Les costumes et les masques sont incroyables, et surtout les photos sont d’une qualité et d’un réalisme à couper le souffle. Comme elles sont géantes, on a parfois, l’impression que les personnages vont finir par bouger. Et comme la plupart des expositions du musée, ces photos sont accompagnées de plus de 230 objets réels en lien direct, notamment ici des masques et des costumes. Une bonne preuve de la qualité des collections du musée.

Au fil du parcours, on apprend à connaitre et reconnaître ces nombreuses divinités, et à s’imprégner véritablement de la véritable culture japonaise, que les mangas abordent finalement peu (même si on retrouve bien les mêmes éléments).

Retrouvez également quelques éclairages sur le site dédié à l’exposition.

Fêtes himalayennes, les derniers Kalash, jusqu’au 1er décembre 2019

Je n’ai pas encore vu cette exposition, mais elle présente une donation de nombreux objets et enregistrements vidéo et sonores de trois lyonnais, Viviane Lièvre, Jean-Yves Loude (ethnologues) et Hervé Nègre (photographes, qui ont fait 8 séjours en Himalaya, auprès du peuple Kalash,  entre 1976 et 1991.

 

Coléoptères, insectes extraordinaires, jusqu’au 28 juin 2020

Enfin, la petite dernière inaugurée le mois dernier, pile 4 ans après l’ouverture du musée, s’intéresse aux coléoptères. Malgré leur petite taille, ces insectes interviennent en effet dans de nombreux domaines, comme par exemple en agriculture (plutôt des nuisibles dont il faut se protéger), en médecine (propriétés bénéfiques dont l’usage a disparu au profit de la chimie), pour la chasse (on en faisait du poison que l’on mettait sur les flèches), le loisir (des jeux pour les enfants ou des combats de cafards en Asie), par exemple. Sans oublier l’alimentation, puisque actuellement, 2 milliards de personnes consomment occasionnellement ou quotidiennement des insectes dans le monde, et que cela sera probablement la solution pour nourrir une partie des 9 milliards d’habitants prévus sur Terre en 2050.

D’autres expositions à venir

Et bien évidemment, les prochaines expositions du Musée des Confluences sont déjà en préparation. sur l’année 2019, sont notamment attendues

  • Désir d’art, la collection africaine Ewa et Yves Develo, du 8 février au 12 mai 2019
  • Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert, du 6 juin 2019 au 3 mai 2020
  • Mini-monstres, les invisibles (exposition jeune public), Du 26 juin 2019 à octobre 2020
  • Prison, au-delà des murs, D’octobre 2019 à juillet 2020

Musée des Confluences
86 quai Perrache
69002 Lyon
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h, jeudi nocturne jusqu’à 22h, samedi et dimanche de 10h à 19h
Fermé les lundis et jours fériés (1er janvier, 1er mai et 25 décembre)

http://www.museedesconfluences.fr/

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