Yoko Ono, Lumière de l’aube – la visite

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de l’exposition Yoko Ono, Lumière de l’aube au Musée d’Art Contemporain de Lyon, et pas plus tard que vendredi dernier, je vous faisais encore un petit teasing. Je suis allé la visiter il y a quelques semaine dernière, voici quelques photos pour vous mettre l’eau à la bouche. Que vous soyez un connaisseur d’art contemporain ou un néophyte, n’hésitez pas, cette expo est vraiment très prenante.

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L’exposition occupe les 3 étages du musée et regroupe vraiment beaucoup d’œuvres, environ une centaine, allant des premiers dessins qui datent de 1952 jusqu’à une œuvre spécialement créée pour la rétrospective, Lumière.

On y retrouve par exemple bon nombre d’œuvres autour des « instructions », en quelque sorte à l’origine de l’art conceptuel. C’est-à-dire que l’œuvre d’art n’est pas nécessairement l’objet visible (souvent même recréé), mais bien l’idée même de cet objet. Ainsi, plusieurs « œuvres » que vous verrez dans cette expo ne sont pas très anciennes et/ou ont été carrément recrées à Lyon.

 

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A droite, « Skyladders »

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A gauche, « Freight Train », wagon amené spécialement pour l’exposition et transpercé de balles

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« Yoko Ono, Cut Piece », La performance la plus célèbre de l’artiste, avec la version de 1964 à gauche, et la version de 2003 à droite

Toutes les échelles de l’œuvre Skyladders (pour se rapprocher du ciel) ont été achetées à Lyon et seront probablement revendues ou détruites à l’issue de l’exposition. Ce ne sont pas ces échelles-là qui sont intéressantes, mais l’idée. Idem pour l’œuvre Ex It (dont est tirée ma photo du mois), les cercueils sont reconstruits à chaque exposition et leurs formes peut ainsi varier en fonction des habitudes du lieu d’exposition. Les arbres sont évidemment nouveaux et son censés être des essences locales (à Lyon en partenariat avec le Parc de la Tête d’Or voisin).

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« Ex-it », très bon exemple d’œuvre reconstruite in situ

Ce n’est évidemment pas tout le temps le cas, et les portes qui composent l’œuvre The Doors appartenaient bien au Dakota building, la résidence de John Lennon et Yoko Ono (elle y habite toujours) devant laquelle le chanteur des Beatles a été assassiné.

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« The Doors » et « Ceiling Painting » se répondent

Un élément très important de l’exposition est son côté participatif. En effet, alors qu’en général dans les musées on ne peut pas toucher les œuvres (même si on est un peu habitué avec l’art contemporain), ici on est constamment invité à participer. C’est-à-dire à toucher, à jouer, à ressentir l’œuvre. Les enfants adorent, et les adultes qui osent également.

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« Imagine Peace Maps », dans le hall du MAC

Si Yoko Ono est connue pour son engagement pour la paix avec des œuvres très engagées, ou encore pour être une pionnière de la performance utilisant son corps comme medium, une bonne partie de ses œuvres est emprunte de poésie. C’est le cas par exemple de cette œuvre intitulée Ceiling Painting (Tableau de Plafond) accrochée au plafond. Je vous laisserais aller voir ce qu’elle représente.

Et que dire de ces jeux d’échecs à disposition des visiteurs (cf photo plus haut) ? Repérez-vous une certaine malice ?

On peut même parfois se retrouver au centre d’une oeuvre, et jouer à l’artiste en reproduisant la photo de l’affiche de l’exposition.

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Thierry Raspail, le directeur du MAC s’est prêté au jeu pour France 3

L’exposition Yoko Ono, Lumière de l’aube est à voir au Musée d’Art Contemporain de Lyon jusqu’au 10 juillet.

Retrouvez plus de renseignements ainsi que les horaires des nombreuses visites commentées organisées sur le site internet du musée.

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