Le jour d’après

Difficile de reprendre une activité normale, mais pourtant il le faut bien…

Difficile de parler de l’indicible, de l’absurdité, de l’horreur, du cauchemar pourtant bien réel qui a eu lieu vendredi dernier à Paris, un vendredi 13 qui va finir par nous faire devenir superstitieux.

Ça aurait pu être moi, ça aurait pu être vous, surtout vu les lieux ciblés.

Si je ne suis jamais allé au Bataclan, ça me semble tout à fait le genre d’endroit que je pourrais fréquenter si j’étais à Paris. Je ne connaissais pas bien Eagles of Death Metal, pour être honnête, mais ça me semble quand même être un concert où j’aurais pu être, s’il avait été à Lyon par exemple.

Si je ne suis jamais allé au petit Cambodge, à La Bonne Bière, au Casa Nostra, au Carillon, ou au Comptoir Voltaire, ça me semble tout à fait le genre d’endroit où je pourrais aller, et je connais des gens qui y vont plus ou moins régulièrement.

Si je ne suis jamais allé au stade de France, c’est la même idée, c’est un lieu de vie et de rassemblement festif, ce que visiblement les terroristes n’acceptent pas.

Ça aurait pu être moi, donc, et ça aurait pu être vous. Je ne pense connaitre personne parmi les victimes, mais à force de voir leurs visages sur les réseaux sociaux, il me semble quand même les connaitre. Et je suis sûr que dans d’autres circonstances ça aurait pu être des amis.

C’est donc le cœur triste que j’écris ces quelques lignes, modeste hommage à ces personnes qui n’ont rien demandé, qui se sont contentées d’écouter de la musique, de boire ou de manger en terrasse, ou encore d’aller voir un match de foot, bordel !

Il faut bien reprendre une activité normale, donc, ce qui veut dire continuer d’aller voir des concerts, de boire ou manger en terrasse, d’aller voir un match de foot, de vivre quoi, bordel !

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Je-suis-en-terrasse

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