Sufjan Stevens au Radiant

J’attendais dimanche soir dernier avec impatience, comme un gros millier (à la louche) de fans de pop-folk, car c’était l’événement de la rentrée, le concert du prodige Sufjan Stevens au Radiant à Caluire pour sa première venue dans la capitale des Gaules.

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La première partie était assurée par le groupe Austra. Je n’ai pas trouvé les canadiens hyper à l’aise, surtout au début de leur courte prestation (30 min). La chanteuse a toujours une voix magnifique et les mélodies sont toujours assez envoutantes,  mais j’avoue que j’avais de meilleurs souvenirs de leur passage à Woodstower il y a 4 ans et surtout de leurs albums.

A 21h pétantes, la grande salle du Radiant est à nouveau plongée dans le noir et après quelques cris d’extase, le public écoutera religieusement le gourou Sufjan Stevens pendant 2 heures. Il faut dire que le jeune américain n’a pas ménagé son labeur pour nous offrir un des plus beaux concerts qu’on ait pu voir.

Sufjan Stevens change d’instrument sans arrêt, passant du piano, à la guitare, du ukulélé au simple chant en un tournemain, aussi à l’aise à chaque fois, pour distiller ses délicates mélodies. Ses 4 musiciens ne sont pas en reste, changeant eux-aussi d’instrument régulièrement, parfois même pendant la chanson. Si certains ont quand même leur spécialité (genre piano / claviers, guitares/ banjo / Pedal Steel, et… ), je crois qu’ils sont malgré tout tous passé à la batterie au moins une fois, par exemple. Le nombre d’instruments sur scène était d’ailleurs très impressionnant pour seulement 5 personnes.

Les mélodies lumineuses et apaisantes étaient ainsi magnifiquement mises en avant, tout comme sa voix chaleureuse et rassurante (légèrement modulée il faut bien l’avouer). De quoi véritablement tomber en pâmoison.

Et que dire de la scénographie ! Pas de super grand écran géant ou de trucs qui volent, mais une sorte d’écran composée de bandes verticales rappelant des fenêtres d’église, sur lequel s’égrainait de temps en temps des vieux films de vacances nostalgiques qu’on imagine tirés de la bibliothèque familiale. Mais la plupart du temps, c’était simplement de superbes jeux de lumières très travaillés malgré leur simplicité apparente.

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Au bout d’une heure et demie, la majorité des chansons de son dernier album Carrie & Lowell, dédié à sa mère et à son beau-père, avaient été revisitées et nous avons eu droit à une version longue complètement hallucinante de Blue Bucket of Gold, la dernière chanson de l’album. Le public était complètement subjugué, hébété, groggy, littéralement ébloui de son, ainsi que de la lumière diffusée sur 2 boules à facettes géantes.

Le groupe est ensuite revenu pour une demi-heure, sur une scène beaucoup plus sobre puisque sans jeu de lumière, pour interpréter des morceaux plus anciens, en finissant par le « tube » Chicago.

Vous l’aurez compris, cet ensemble a donné un très beau concert, et je pense que tout le monde est reparti de ce concert avec la banane pour un bout de temps.

Allez, pour vous consoler de ne pas avoir assisté à ce fantastique concert, je vous ai trouvé deux vidéos sympas pour vous donner une petite idée.

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