Over the Snare

Bien que c’était une expérience totalement nouvelle pour moi, j’avais bien aimé interviewé JC Villafan il y a quelques mois. Et vous savez également que j’aime bien soutenir les initiatives locales (quand elles me plaisent, bien sûr). Donc quand j’ai rencontré Thibault, le batteur du groupe Over the Snare et qu’il m’a proposé une interview, je n’ai pas hésité longtemps. Rendez-vous est donc pris pour dimanche dernier, pour discuter musique et me présenter Over the Snare un peu plus en détail.

J’avais eu l’occasion d’écouter leur EP éponyme, et j’avais beaucoup aimé. Une ambiance majoritairement trip-hop (les influences de la scène bristolienne sont indéniables), mais avec parfois une pointe un peu plus dark, insufflée notamment par les machines (un peu comme dans le dernier album de Portishead, plus sombre que les précédents). S’il revendique cette appellation légèrement désuète sans complexe, Thibault précise que leur musique se nourrit en fait de tout ce qu’ils écoutent, et les parcours différents de chacun participent à ce melting pot.

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Over The Snare – Crédit photo Ilsen

Over the Snare est donc un projet que Thibault a monté avec son ami Pierre, le guitariste du groupe, ingé son de son état. Après avoir tâtonné un peu, ils ont trouvé la formule qui leur convient à 4 voilà environ un an et demi : ils ont embauché leur pote Teddy qui jouait déjà du clavier et des machines dans The Waggons, un groupe autour duquel ils gravitaient grâce à leur structure commune Ashrama Productions. Puis ils ont auditionné Audrey, la chanteuse et auteur des textes, au milieu de nombreuses candidates.

OTS © Ilsen 3

Over The Snare – Crédit photo Ilsen

Voila donc nos 4 compères prêts à affronter le monde de la musique. Mais pour eux, pas question de jouer à la fête du village, si c’est pour faire de la musique, autant le faire bien. Direction donc le studio où Pierre bosse pour une session d’enregistrement d’un EP en mai 2011.

Puis s’ensuivent les étapes classiques de la création d’un disque (je fais mon beau, mais c’est lui qui m’a tout expliqué, hein) : le mixage réalisé par Pierre, le choix du packaging (très belles illustrations de Vincent Perriot), et le mastering (l’étape finale pour homogénéiser le tout avant de pouvoir presser les disques) réalisé aux Etats-Unis chez Golden Mastering (qui a travaillé pour Calexico ou Sonic Youth, par exemple).

Un an après, en mai 2012, l’objet tant convoité sortait donc, en CD digipack, en digital (iTunes, etc..), ainsi qu’en vinyle pour les passionnés (disponible par exemple chez Gibert Joseph à Lyon ou carrément chez Rough Trade, Ze disquaire londonien).

 OTS EP

Après une petite résidence à l’Epicerie Moderne (tiens, ça faisait longtemps que j’en avais pas parlé…) pour travailler la scène et notamment les lumières, les voici complètement armés pour affronter le public.

Là encore ils font les choses bien puisqu’ils ont eu la chance de donner un concert illustré en direct par Vincent Perriot au Périscope, ou encore d’être retenu pour un plateau filmé aux Subsistances pour la fête de la musique, etc..

Cette fois, ils ont besoin de vous, puisqu’ils participeront mercredi prochain (le 23 janvier) à un Tremplin Découverte organisé par le Ninkasi et Lyon Plus. Ca se passe à 20h30 au Ninkasi Kafé et c’est donc gratuit. Moi j’y serais, on pourra même boire un coup ensemble, si vous voulez 😉

Plus d’infos sur le Tremplin sur l’événement facebook de la soirée ou sur le bandcamp du groupe (avec les morceaux en écoute et commande possible de l’EP, mais vous l’achèterez plutôt sur place).

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