The Wedding Present

03/11/2010

Hier, avec deux amis, nous sommes allés rajeunir le public de l’Épicerie Moderne. En effet, la salle feyzinoise que j’affectionne tout particulièrement recevait de vieux routiers du rock : The Wedding Present, groupe anglais qui a débuté au milieu des années 80. La moyenne d’âge était donc légèrement plus élevée que lors de la boum pour fêter les 5 ans de l’Epicerie un samedi après-midi le mois denier.

Mais avant le plat de résistance, nous avons d’abord eu droit à l’entrée, à savoir l’hurluberlu Troy Von Balthazar  (http://www.troyvonbalthazar.net/). L’américain nous a offert une pop sucrée très sage par rapport à mes souvenirs du Ninkasi il ya quelques années où je l’avais trouvé bien barré. Mais c’était quand même plutôt sympathique et le public ne s’y est pas trompé, malgré quelques vieux grincheux qui ont oublié leurs années de jeunesse et la folie qui les accompagne généralement. Sa guitariste et chanteuse Adeline Fargier apporte quelques touches de féminité fort agréables.

Puis les anglais de The Wedding Present nous ont offert leur rock un petit peu teinté années 80, mais quand même bien pêchu. Ils ont encore beaucoup d’énergie, bien qu’ils tournent maintenant à une boisson pas très rock’n roll : l’eau. Le public se dandinait gentiment, certains ont même eu des réminiscences de pogos, mais n’ont pas osé… Petit fou rire pour nous (les « jeunes »)  quand le chanteur, David Gedge, unique rescapé du groupe d’origine, a demandé si les gens qui étaient sur tweeter pouvaient le follower. Le public s’est regardé avec des yeux ronds comme les ballons de foot de l’OL en train de perdre à quelques kilomètres de là. Tweeter, c’est quoi ce truc ?…. Du coup, il a même cru un moment que Tweeter n’existait pas en France tellement le public restait incrédule.

Mention très bien aussi pour la bassiste principale et surtout la roadie (et bassiste sur une ou deux chansons) très sexy qui traversait la scène à la fin de chaque chanson pour apporter une nouvelle guitare au chanteur 😉

Pour résumer, c’était pas si mal, mais on n’était peut-être pas le public cible. En tout cas, pour 10€, on ne risquait pas grand-chose. C’est l’avantage de l’Épicerie Moderne, les tarifs sont très abordables et vue la superbe programmation, ce serait dommage de s’en priver.

Je voulais aussi vous parler du concert de Tindersticks qui a lieu vendredi soir toujours à l’Épicerie Moderne (avec The Two en première partie, le petit groupe qui monte) pour vous donner envie de venir, mais vu que c’est complet, j’attendrai peut-être d’avoir vu le concert pour mieux vous en parler.